Problèmes de prises de vues argentique et numérisation


 

Contrairement au numérique, en argentique il n’est pas possible de voir de suite la photo prise. Et s’il y a eu un problème, vous vous en apercevrez une fois le rouleau fini et le scan terminé.

Qu’il s’agisse de flare, de fuite de lumière, de mauvaise exposition ou autre, il est toujours trop tard pour y remédier lorsque l’on s’en aperçoit. Par contre, il est possible d’anticiper tous ces problèmes en les identifiant et surtout en agissant pour ne pas que ça se reproduise. Vous voilà sauvés (et moi avec) !

 


Fuite de lumière

 

Sur les vieux appareils, mais cela peut aussi se produire sur les « nouveaux », les matériaux qui servent à rendre l’appareil étanche à la lumière ne sont parfois plus de toute première jeunesse. Ils se sont peut-être dégradés avec le temps, la manipulation l’humidité etc… Du coup, la lumière peut s’inviter sur la pellicule à des endroits non désirés et surtout sans qu’on ne lui demande.. Ce qui cause des dommages irréversibles au film :

En haut à gauche, une belle fuite de lumière causée par des mousses d’étanchéité qui ne sont le plus vraiment. La photo est dès à présent inexploitable. Et même le meilleur des scanner à pellicules ne pourra rattraper ce problème. Pour y remédier, il faut impérativement contacter un professionnel de la réparation. Vous pouvez aussi refaire l’étanchéité vous-même à l’aide de kits dispo sur le net. Mais en toute sincérité, mieux vaut confier cette tâche à un pro.


Sous-exposition

 

En couleur comme en noir et blanc, la sous exposition peut être fatale à la prise de vue. La sous exposition peut être volontaire afin de créer un style et parfois, il s’agit tout simplement d’une erreur d’exposition lors du shooting et/ou une mauvaise mesure de la lumière.  La mauvaise exposition sur une pellicule couleurs donne des tons « moody », délavés avec un côté terreux assez disgracieux. Et s’il n’y a pas d’information dans les basses lumières sur le négatif, le scanner ne pourra pas les inventer ! Pour le noir et blanc, les noirs seront dépourvus d’informations, et de la même façon, le scanner ne pourra inventer ce qui n’existe pas.

 

Pour remédier à ce genre de problème de sous-exposition, il est conseillé de s’armer d’un posemètre manuel. Indépendant de l’appareil photo et bien plus précis il vous garantira un rendu optimal. Que vous exposiez pour les hautes, comme pour les basses lumières.


Sur-exposition

 

La sur-exposition est identique à la sous-exposition sur un point : il s’agit d’une mauvaise mesure de lumière. Mais contrairement à la sous-ex, la sur-ex n’aura plus d’informations dans les hautes lumières. Ce qui créera une photo trop lumineuse terne et plate. Et vu qu’il n’y a pas d’informations dans les hautes lumières, le scanner ne pourra pas interpréter ce qui n’existe pas.

Pour remédier à ce genre de problème de sur-exposition, il est conseillé de s’armer d’un posemètre manuel. Indépendant de l’appareil photo et bien plus précis il vous garantira un rendu optimal.


Flare

 

Le flare se caractérise par un ou des rayons brillants plus ou moins colorés et proche d’un des coins de la photo. Certains photographes recherchent cet effet afin de donner un côté plus artistique à une photo. Mais parfois, il s’agit tout simplement d’un mauvais placement lors de la prise de vue ou l’oubli du pare-soleil. Quand il est très léger et peu visible, il est possible de le corriger en post-traitement. Mais quand il est très prononcé, il n’est pas possible de revenir en arrière :

La bonne nouvelle est que ce problème peut-être fortement anticipé ! En effet, le flare est visible dès la prise de vue et pour cela, il faut bien regarder dans le viseur ou le dépoli. Si vous en voyez un apparaitre, il est temps de changer de position, d’utiliser un pare-soleil ou votre main si vous n’en avez pas.


Poussières (cheveux etc..)

 

La poussière est l’ennemie N°1 du scanner. Elle se matérialise par des fils plus ou moins longs et plus ou moins visibles sur la photo, mais aussi par des petits points blancs. Ils peuvent apparaitre n’importe où sur la photo.

Pour l’éviter, le plus sur sera de nettoyer systématiquement avant la numérisation la vitre du scanner, la pellicule et le porte film à l’aide d’une bombe d’air sec et/ou d’une poire soufflante. Attention, il ne faut jamais souffler avec votre bouche sous peine d’en rajouter. De mon côté, je fais toujours un dépoussiérage manuel et logiciel si besoin. Et si vous me confiez vos films et que vous avez encore des petites traces, pas de panique, contactez moi afin de revoir tout ça ensemble 🙂


Rayures

 

Les rayures sur les pellicules peuvent venir de plusieurs sources. Une mauvaise manipulation du labo, d’une mauvaise manipulation de votre part. Elles peuvent aussi apparaitre si votre appareil est sale : poussière, sable, rouleaux défectueux, dos presseur mal positionné et mal configuré (pour certains appareils). Les sources sont aussi diverses que les rayures. A gauche, les rayures causées par l’appareil photo. A droite (en négatif), des rayures causées par la manipulation et/ou le mauvais entretien d’un appareil :

D’où qu’elles proviennent il n’est jamais de trop de nettoyer correctement son appareil avant la mise en place d’un film neuf. Cela évitera bien des problèmes ! Si elles viennent d’un défaut de l’appareil, il faut le faire réparer le plus vite possible afin de ne pas abîmer les autres films ! De mon côté, j’utilise toujours des gants de protection afin de ne pas abimer les films 🙂


Inscription KODAK sur la pellicule

 

Je pense que c’est le problème le plus rageant. Le cadrage était là et la lumière au top. Pas de doute, c’est LA photo que vous attendiez… Seulement, en retour de labo vous voyez avec horreur le mot KODAK partout sur le film (là, vous avez les rayures ET le mot KODAK car je n’ai pas d’autres exemples). Ce problème est apparemment connu depuis des lustres chez KODAK sur les films couleurs et noir et blanc. En cause, l’encre utilisée sur le papier de protection qui déteindrait sur le film :

La vraie solution pour éviter ce problème n’existe apparemment pas. Certains conseillent de ne plus stocker de pellicules KODAK au frigo et d’utiliser toujours des films neufs. En gros, ne pas en sur-stocker et consommer rapidement les films achetés. J’ai tenté de contacter KODAK récemment et j’attends leur réponse.